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Une culture porteuse de dissociation...


Aujourd'hui, l'urgence écologique pousse les êtres humains à s'interroger sur son mépris des liens. Il est grand temps de comprendre ce qui favorise en chacun de nous la considération de l'autre et ce qui lui nuit. Questionnement obligatoire pour celles et ceux qui veulent restaurer le rapport Homme-Nature car comment réparer ce que l'on ne connaît pas, à savoir le développement de la personne en tant qu'être de relation.


L'individu en lien avec la modernité passe à côté de son lien avec la vie qui grouille en son fort intérieur, je veux parler de la reconnaissance de ses réelles aspirations, ainsi que de son lien avec les autres êtres humains. C'est ainsi que nos sociétés sont devenues pour l'essentielles individualistes au mépris de la solidarité et de la fraternité pour réagir face aux difficultés. Ses propres liens avec le monde autre qu'humain sont occultés. L'humain croit son destin déconnecté d'avec les autres habitants de la biosphère. Pour un changement, il faudrait que le tout un chacun accepte notre égarement qui passera par une recherche de son origine. Une réflexion réelle sur les erreurs d'aiguillages qui nous ont conduits à cette situation serait nécessaire, pour cela il faudrait passer outre le monde économique... D'un véritable travail de compréhension en profondeur seulement peut ressortir un travail de mémoire pour un engagement vrai, gage d'une bascule dans un nouveau modèle culturel. Car le notre est visiblement essoufflé.


Malheureusement, dans le seul but de minimiser les dégâts consécutifs aux progrès, une ignorance collective a été fabriquée. La plus grande erreur à été de redéfinir la nature comme étant un réservoir illimité de ressources, aujourd'hui seulement nous entrevoyons la réalité de nos erreurs devenue un problème. Durant des décennies, une apologie de la machine a été faite. Mais surtout la présentation d'un monde économique autonome, détaché de toutes contingences écologiques : assimilation des services rendus par le système Terre (pollinisation, capture de carbone, purification de l'eau...) à un capital que l'on peut évaluer en euros et donc inclure dans le marché économique. Le mythe d'une croissance infinie... Or, aujourd'hui nous avons à nous battre pour préserver ce qui a été bénéfique aux humains tout en revisitant ce qui nous porte actuellement préjudice qui est la menace d'un grand péril.


Il est impératif de comprendre les forces émotionnelles inconscientes, individuelles et collectives qui soustendent la destruction de notre milieu. Quel est le constat direct sur notre population aujourd'hui, au-delà du drame écologique que nous nous apprêtons à vivre ? Depuis plus d'une vingtaine d'années, adultes et adolescents manifestent un monde psychique dévitalisé et fragmenté qui est la source d'une détresse affective mais aussi de grandes difficultés à penser. C'est la traduction d'une culture porteuse de dissociation. La question se pose donc aux psychanalystes de développer une éthique environnementale car le souci de la nature extérieure ne va pas sans le souci de la nature intérieure. Le temps d'une révolution intérieure est venue, pour que chacun se donne les moyens de se relier aux différentes composantes de sa psyché dans l'unique but de renouer avec sa propre nature.

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