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Quand le manque de la photo de paysage se fait ressentir...


J'ai été ravie au mois de mai, lorsque je suis allée à Arles, de pouvoir joindre l'utile à l'agréable en me remettant dans la photo de paysages. J'avoue avoir consacré une grande partie de mon temps à la photo avec modèles durant une bonne année... Mais cela s'est avéré nécessaire. A ma grande surprise, il se trouve que j'appréhende le paysage d'une façon très différente aujourd'hui, grâce à mon expérience avec les modèles. Dorénavant, je vois une image de paysage de la même façon que je vois une femme. Avant je me contentais de me mettre à un endroit et d'appuyer sur le bouton. Aujourd'hui, je tourne autour, je cherche la lumière qui le mettra le plus en valeur, j'observe ses courbes, je prends le temps et je lui cherche son meilleur profile. Cherchant à aller au-delà de l'évidence.


Je caresse de la main ses formes, je crois profondément qu'il faut l'aimer comme on peut aimer le corps d'une femme. On peut l'aimer pour différentes raisons. Personnellement, ce que j'aime le plus ce sont les imperfections. Aller chercher le défaut, le mettre en valeur et faire oublier que c'est un défaut pour en faire une qualité. Voir est une magie de la nature, ressentir est une magie de l'âme. Je ressens le souffle du vent au plus profond de moi, comme je m'extasie devant le souffle d'une femme qui fait se soulever sa poitrine... Que c'est beau une respiration haletante... Tout n'est que courbes, un paysage est profondément féminin finalement. Grâce à mes photos de modèles, aujourd'hui, j'ai pleine conscience de cela.

Ici, c'est une photo qui a été faite aux alentours de Pézenas dans un champ de coquelicots. Avec Stella, une ancienne et future modèle. Elle ne posait pas, c'est une photo volée. Le vent lui caresse les cheveux, je trouve ça terriblement sensuel. C'est la vie, une femme donne la vie, c'est un cycle, la nature lui rend ce qu'elle a donné, une caresse, un baiser par le biais du vent. On sent qu'elle avance, qu'elle pourrait se noyer dans ce champ de coquelicots, mais la nature est souvent clémente comparé à l'homme. Son intention est bienveillante, pour preuve toutes les merveilles qu'elle nous offre a regarder.


J'ai souhaité immortaliser ce moment de bonheur qui a finalisé une superbe journée. Loin des tourments, juste en communion avec tous les éléments qui nous ont entouré ce jour-là, Stella et moi. Une photo est un souffle, une impulsion, un besoin d'immortalisé un instant T, une vision. Une image avec tout ce qu'il y a de sens dans le mot. Une image est par dessus tout une intention. Réfléchissez bien à cela quand vous appuierez sur le déclencheur la prochaine fois. Quelle est mon intention ? Car il n'y a rien de plus beau que d'avoir conscience de ses intentions photographiques car soudain tout s'éclaire. Vous êtes alors sur le chemin d'une sensibilité artistique.

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