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Quand la fin coïncide avec le commencement.




Etre soi tout en étant l'autre et être l'autre tout en n'étant pas soi... Comment se perd et se retrouve le sentiment d'avoir un corps ? Avoir un corps sexuellement identifiable, quoi de plus évident mais aussi de mystérieux, compte tenu de la genèse de l'image du corps... De toutes les composantes de l'usage du corps, le visage constitue une problématique privilégiée.


Dans le visage s'affirme la double identité sexuelle et symbolique d'une personne. Visible uniquement pour l'autre à moins d'user d'un objet tel que le miroir, accessible au toucher mais non a notre propre regard, il se définit comme étant l'invisible par quoi se révèle le visible. Ainsi, chacun s'approprie un visage qui commence par exister du point de vue des autres. De cette ambiguïté est née l'idée que la connaissance de soi est synonyme de mort, voir le mythe de Narcisse.


Le visage c'est d'abord une donnée du monde extérieur qu'un vide, au niveau de l'image du corps, signifie de la façon la plus surprenante. Etre sans visage et avoir un visage qui se perd aussitôt, ce sont là sans doute deux manières de dire une intuition fondamentale de l'être. Il faut y comprendre la relation entre un visage qu'on ne possède pas et un monde dont on à peine à garder la trace. Ainsi, ce qui se présente à nous par le biais de l'image semble être un autre.


Que faut-il conclure de tout cela ? Que l'on peut se révéler comme étant autre, parce que la thématique du visage pose le problème du masque et qu'il laisse entrevoir un en-deçà et un au-delà propre au narcissisme. La clef se trouve dans le fait que l'un et l'autre se confondent avec l'anonymat du commencement et l'anonymat de la fin...


Bonne réflexion... A bientôt pour de nouvelles aventures photographiques. Et merci à ma nouvelle modèle Ella que vous pouvez d'ores et déjà retrouver dans la page Pin UP.



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