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Port-en-Bessin-Huppain



Durant la seconde guerre mondiale, à Port-en-Bessin-Huppain, tous les accès à la mer étaient fermés pour un contrôle plus simple. Pendant une période, les occupants allemands avaient même interdit la pêche, premier moyen de subsistance des locaux. Différentes mitrailleuses et tours de guet étaient placées sur les hauteurs, sur le Mont Castel notamment. La colline, située à l'Est du port, permettait aussi bien de surveiller les entrées maritimes que les mouvements terrestres.


Port-en-Bessin-Huppain est une destination de mon dernier périple. Une jolie petite ville, qui sonne très balnéaire aujourd'hui avec son joli petit port, ses restaurants et ses rues. Plusieurs paysages, dont celui que je vous offre aujourd'hui qui résonne comme un lieu de quiétude... Pourtant, dans le passé... Cette vue ne représente qu'un côté de Port-en-Bessin-Huppain.




Pendant la seconde guerre mondiale, les habitants ont appris à résister aux bombardements. En effet, Port-en-Bessin était situé entre la plage d'Omaha beach, les forces Américaines et celles de Gold beach, les forces Britanniques. Non loin de là étaient installées quatre batteries pointées sur la mer, à Longues-sur-Mer (Mais cela est une autre photo). Armées de canons de 150 mm, elles ont résisté aux bombardements de la nuit. Seulement deux d'entre elles ont été détruites par le tir soutenu des navires. Cependant, au matin du 6 juin 1944, un commando anglais, le 47e Royal marine commando, a débarqué près d'Asnelles (là où je logeais...). Il avait pour mission de prendre possession du port qui devait servir à ravitailler tous les véhicules en essence et, ce, aussi rapidement que possible. Après des combats acharnés et de lourdes pertes, le commando délivra la commune le 8 juin. Il était maintenant possible d'utiliser les structures en place pour y accoster.


Des navires tankers se relayaient pour décharger quotidiennement 1 000 tonnes de carburant anglais. Dès le 16 juin, un système de pipelines (destinée à l'acheminement de matière) était dressé entre le port et le Mont Cauvin, situé près de Sainte-Honorine-des-Pertes. Cette installation fut le premier gros point de ravitaillement véhicules et avions des forces Alliées, en attendant la mise en service du port de Cherbourg, en octobre 1944.


Comme quoi les jolies petites villes qui ont l'air bien tranquilles peuvent, parfois cacher de grandes histoires. ne jamais se fier aux apparences d'une eau qui dort ! Une prochaine fois je vous montrerai une autre vision de Port-en-Bessin. Pour l'heure j'avais envie et besoin de quelque chose de calme. Bon mercredi à tous !

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