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L'autre versant de l'amour, le désamour...


Quand le désamour arrive, notre comportement change, tout comme notre énergie : la tristesse, la culpabilité, et l'insatisfaction deviennent perceptibles dans l'atmosphère. L'autre prend conscience de changements, c'est le début de la litanie de questions, d'excuses, de soupçons et de mensonges. La confusion, l'incertitude, les peurs, les reproches, les disputes, la victimisation, les réactions défensives, les provocations, les demandes d'attention parfois agressives, les luttes de pouvoir et les guerres...Tout cela accélère la désaffection amoureuse et nous fait terriblement souffrir. Alors pourquoi mettons-nous tant de temps à franchir le pas ? Parce qu'on ne nous a pas appris à mettre fin à nos histoires avec amour...


Nous avons intégré que la séparation doit s'accompagner d'insultes, de reproches, de revendications, de menaces, de chantage et de choses qui sont dites dans des moments douloureux pour blesser l'autre. En plus, nous sommes à court d'arguments pour nous défendre : comme nous avions promis une loyauté sans faille, un amour absolu et éternel, nous avons un sentiment d'échec, échec de notre couple bien sûr, mais aussi en tant que personne.


En laissant le temps filer, sans oser parler, celle ou celui qui s'éloigne se sent encore coupable, la peur, le remords et l'angoisse commencent par grignoter chacune des personnes constituant le couple. Plus on dissimule, plus on s'enfonce dans notre mal-être. On touche le fond quand notre partenaire nous demande d'être sincère et qu'on ne parvient pas à l'être, quand l'autre nous offre une occasion de rompre la relation et qu'on ne la saisit pas. Certains poussent la lâcheté à l'extrême et font beaucoup de mal à leur conjoint ou conjointe, en choisissant de mal se comporter afin que ce soit l'autre qui prenne la décision de rompre la relation. Les hommes sont plus enclins à cela, je le dis sans misandrie, juste par expérience et observations des autres.