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Connaissez-vous la Villa Savoye ?



C'est une oeuvre architecturale des années 30 réalisées par Le Corbusier et Pierre Jeanneret à la demande de Pierre et Eugénie Savoye. C'était, à l'époque, une maison de villégiature avant-gardiste symbole de tout un manifeste de modernité. Elle s'inscrit dans le cycle des douze villas dites "puristes" réalisées par Le Corbusier entre 1922 et 1931. Dernière de sa série, la villa Savoye incarne l'essentiel de sa pensée sur l'architecture moderne : l'absence d'ornements, les formes géométriques, le verre, le béton armé, "cette boîte en l'air", comme il la nomme, est l'aboutissement de recherches et la synthèse des cinq points de l'architecture nouvelle : pilotis, façade libre, fenêtres en bandeaux, plan libre et toit-terrasse.


Occupée pendant la seconde guerre mondiale, la villa est abandonnée dans un état de délabrement avancé. En 1958, la ville de Poissy achète la propriété pour y construire un lycée. Mais la reconnaissance de sa valeur architecturale conduit la municipalité à la céder à l'Etat qui la restaure de 1963 à 1997. Classée monument historique en 1965, elle est inscrite par L'UNESCO sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité depuis 2016 avec 16 autres oeuvres de Le Corbusier.



Le Corbusier écrivait à propos de la villa : "il s'agit d'une véritable promenade architecturale". Lorsqu'on entre : "le spectacle architectural s'offre de suite au regard; on suit un itinéraire et les perspectives se développent avec une grande variété; on joue avec l'afflux de la lumière éclairant les murs ou créant des pénombres."


Ici, le séjour de 86 m2 dispose d'une baie vitrée coulissante s'ouvrant sur la terrasse et de murs colorés qui, selon Le Corbusier, modifient l'espace, agissent sur l'homme et crées des ambiances.



Différentes pièces viennent se coudoyer en rayonnant sur un jardin suspendu qui est là comme un distributeur de lumière appropriée et du soleil. Le" toit-jardin" ou "jardin suspendu", comprend un jardin couvert, "le kiosque", muni de fenêtres, qui protège du vent et de la pluie, et un jardin à ciel ouvert équipé d'une table intégrée. Les ouvertures en bandeaux cadrent la vue sur le paysage, prolongeant les baies qui courent sur tout le pourtour. Deux jardinières en béton masquent les lanterneaux du garage et les joints engazonnés entre les dalles. Au coeur de la villa, le toit-jardin constitue un immense puits de lumière naturelle dans presque toutes les pièces.


Ici, sur la photo, une partie du solarium, au second étage rendu accessible par la rampe ou l'escalier. Son architecture évoque le style "paquebot" : les murs pare-vent hémisphériques rappellent les cheminées de transatlantiques et les garde-corps de la rampe, des bastingages. Ce trou dans le mur dans l'axe de la rampe qui trône comme une fenêtre, est la conclusion de la "promenade architecturale" qui offrait, tel un tableau, la contemplation du spectacle sur la vallée de la Seine.

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